Actualités & Informations

Nouveau site de Pherecydes Pharma à Nantes - 14/12/2018

Pherecydes Pharma s’agrandit. L’ouverture de nouveaux laboratoires de production de bactériophages BPF, de contrôle qualité, de diagnostic phagogramme, ainsi que de nouveaux bureaux est prévue pour mars 2019.

Idéalement située au sud de l’Île de Nantes dans un « quartier de recherche médicaux-pharmaceutique » ou sera implanté le futur CHU, le bâtiment Nantes Biotech de cinq étages accueille une pépinière d’entreprises dédiés aux biotechnologies ainsi qu’une activité de recherche académique sur la thérapie génique.

L’unité de fabrication pharmaceutique et de diagnostic du futur établissement pharmaceutique ainsi que des bureaux de gestion administrative et opérationnelle seront installés dans des locaux flambants neufs situés 22, boulevard Bénoni Goullin, 44200 Nantes, (France), sur 2 niveaux.

Le pôle de Recherche et Développement de Pherecydes Pharma maintient son activité en Ile de France au sein du Parc Biocitech, situé 102, avenue Gaston Roussel, Bâtiment Pasteur, 93230 Romainville.

Photo : Architecte AIA LIFE DESIGNERS - ©G.Satre

Pour en savoir plus :
actus.nantes-saintnazaire.fr
www.lejournaldesentreprises.com

Une injection de phages pour traiter une infection articulaire prothétique à Staphylocoque doré - 24/11/2018

https://academic.oup.com/ofid/article/5/11/ofy269/5144083

Une administration locale, au cours d’une intervention chirurgicale, d'une suspension extemporanée de bactériophages anti Staphylococcus aureus produits par Pherecydes Pharma a été réalisée aux Hospices Civils de Lyon, afin de traiter une infection articulaire récidivante sur prothèse de hanche.

Ce traitement réalisé à l’initiative du Professeur Tristan Ferry, du Pharmacien Gilles Leboucher et sous la supervision de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a permis d’éviter le retrait d’une prothèse de hanche. Trois bactériophages, produits de façon expérimentale par Pherecydes Pharma et ciblant la souche bactérienne de staphylocoque doré (sensible à la méticilline) de la patiente, ont été utilisés. Trois autres bactériophages, actifs contre une autre bactérie Pseudomonas aeruginosa (multi-résistante aux antibiotiques) identifiée dans les prélèvements microbiologiques avant traitement, ont été aussi administrés. Cette bactérie n’a pas été retrouvée au moment de l’administration locale des phages. Une antibiothérapie complémentaire a aussi été utilisée après ce traitement pour contrôler d’autres espèces bactériennes opportunistes.

Un phagogramme rétrospectif a permis de montrer que deux phages étaient très actifs contre la souche de staphylocoque de la patiente. Vingt mois après l’administration des phages, la patiente ne présente plus de signe d’infection et a conservé la mobilité de sa jambe.

L’étude clinique multicentrique PhagoBurn publiée sur le site de The Lancet Infectious Disease - 03/10/2018

Son titre : Efficacy and tolerability of a cocktail of bacteriophages to treat burn wounds infected by Pseudomonas aeruginosa (PhagoBurn): a randomised, controlled, double-blind phase 1/2 trial

The Lancet Infectious Diseases

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1473309918304821

Sa version papier est maintenant publiée.

Le consortium PhagoBurn, soutenu par un financement européen HEALTH 2013,2,3,1 Drugs and vaccines for infections that have developed or are at risk of developing significant antimicrobial resistancedu PCR7 de la CE, a livré ses fruis après 4 années de recherche. Ses conclusions montrent que les phages du cocktail PP1131 ont été efficaces chez 50 % des patients traités, malgré la faible dose administrée sur les brulures infectés. L’action des phages a été moins rapide que celle de l’antibiotique utilisé en référence (sulfadiazine d’argent). Une étude auxiliaire a montré que les bactéries isolées, chez des patients en échec de traitement avec PP1131, étaient résistante à de telles doses de phage. À noter que la charge bactérienne initiale était plus élevée chez les patients traités par les phages.

Les antibiotiques de soutien utilisés pour contrôler d'autres espèces bactériennes n'ont eu aucun impact sur l'efficacité de chaque traitement topique.

PP1131 a été très bien tolérée et moins souvent associée à des événements événements indésirables graves: une seule a été rapportée avec les phages contre 4 avec la sulfadiazine d’argent.

Traitement compassionnel aux Hospices Civils de Lyon avec des bactériophages Phercydes Pharma - 01/10/2018

La description de ce premier cas effectué par l’équipe du Professeur Tristan Ferry, en 2017, a été publié dans le Journal of Antimicrobial Chemotherapy en octobre 2018.

https://academic.oup.com/jac/article-abstract/73/10/2901/5060372?redirectedFrom=fulltext

L’article intitulé Innovations for the treatment of a complex bone and joint infection due to XDR Pseudomonas aeruginosa including local application of a selected cocktail of bacteriophages décrit l’utilisation des 4 phages pour traiter une infection située dans l’articulation sacro-iliaque d’un patient.

L’infection est apparue environ deux mois après excision d’une métastase osseuse et pose d’un ciment de comblement. L’antibiogramme de la souche bactérienne responsable de l’infection a montré une résistance à quasiment tous les antibiotiques (sauf à la polymyxine et au ceftolozane / tazobactam). Quatre phages préparés par Pherecydes Pharma et mélangés avant dilution à la pharmacie hospitalière ont été administré directement dans la plaie préalablement débridée et nettoyée. Quatre applications ont été effectuée à 3 jours d’intervalle.

La plaie profonde et large a été stérilisée suite à la première administration mais les trois autres ont été néanmoins effectués. Le succès de la phagothérapie, combinée à des antibiotiques et un système de fermeture de plaie par vide assisté (VACVR Therapy, KCI, USA) a permis l’éradication rapide de l’infection, suivi d’une belle cicatrisation de la plaie. Les phages ont été très bien tolérés.

Malheureusement, le patient est décédé quelques semaines plus tard des suites de son cancer généralisé.

Pherecydes Pharma lève 8,7M€ - 16/01/2018

Ce second tour de financement mené par GO CAPITAL et ses deux investisseurs historiques ACE Management et Auriga Partners va notamment permettre à la société de produire des phages en conditions BPF, de faire entrer deux programmes en essais cliniques et d’aménager une unité de production pharmaceutique sur Nantes.

Romainville, France, le 16 janvier 2018 – Pherecydes Pharma, société de biotechnologies spécialisée dans la recherche et le développement de thérapies anti-infectieuses basées sur des bactériophages, annonce aujourd’hui avoir levé 8,7 millions d’euros lors d’un second tour de financement. Les nouveaux investisseurs sont GO CAPITAL, qui a mené ce tour, Omnes Capital, Fa Dièse, Paris Region Venture Fund, géré par CapDecisif Management et un groupe de business angels de la région Rhône-Alpes. Les investisseurs historiques, ACE Management, Auriga Partners et Participations Besançon, ont également contribué de façon significative à ce tour.

Grâce à ce financement, la société prévoit de produire des phages destinés à des traitements compassionnels (ATU ou autorisation temporaire d’utilisation), en respectant les BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) pharmaceutiques. Pherecydes va également faire entrer deux programmes en phase clinique en 2018 et 2019. Il s’agit de PHOSA pour le traitement des infections graves à Staphylococcus aureus et de PNEUMOPHAGE pour le traitement des infections respiratoires à Pseudomonas aeruginosa. Les fonds serviront également à mettre en place une unité de production pharmaceutique de près de 1 000 m² à Nantes. Enfin, de nouveaux programmes de recherche seront lancés en 2018 et 2019.

La phagothérapie est une approche thérapeutique innovante pour traiter les infections bactériennes, notamment, nosocomiales et/ou résistantes aux antibiotiques. Selon le rapport O’Neill, une augmentation continue de la résistance antibiotique causerait à partir de 2050 la mort de 10 millions de personnes par an et une réduction de 2 à 3,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial. L’OMS estime que les coûts annuels engendrés représentent 7 milliards d’euros en Europe et 6,5 milliards de dollars aux Etats-Unis. Le développement rapide de résistances aux antibiotiques en fait un problème majeur de santé publique. L’OMS a publié en 2017 une liste de cibles prioritaires comprenant les bactéries sur lesquelles travaille Pherecydes.

Les investisseurs ont été convaincus par l’expertise unique développée par la société en matière de production de phages hautement purifiés. Pherecydes prévoit de devenir rapidement une société intégrée, avec ses propres capacités de production. La biotech a levé un total de 13,6 M€ en comptant ce second tour, dont 2,6 M€ en 2015 et 2,3 M€ depuis sa création en 2007.

« La phagothérapie va jouer un rôle majeur ces prochaines années dans la lutte mondiale contre l’antibiorésistance et nous sommes convaincus que Pherecydes a toutes les cartes en main pour devenir un acteur incontournable de la phagothérapie. Nous avons tous été séduits par l’équipe de haut niveau de Pherecydes ainsi que par la plateforme technologique qui a déjà fait ses preuves cliniques à titre compassionnel. Les ambitions de la société sont élevées et nous sommes ravis de contribuer au développement d’un tel projet avec des investisseurs de grande qualité à nos côtés », souligne Leila Nicolas, Directrice d’investissement chez GO CAPITAL.

« Depuis le début de notre aventure avec Pherecydes Pharma, nous avons pu affiner la pertinence de la technologie. Les infections provoquées par des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques sont devenues un enjeu majeur de santé publique. Le business model de Pherecydes Pharma permet d’envisager à très court du chiffre d’affaires par la vente de ses bactériophages. Nous sommes donc très heureux d’accueillir GO Capital, Omnes, Fa Dièse et de nouveaux Business Angels au capital de Pherecydes Pharma pour nous accompagner dans cette nouvelle phase de développement », ajoute Delphine Dinard, Directeur d’investissement d’ACE Management.

« Cette levée de fonds est une étape majeure pour la société, car elle permet à Pherecydes de devenir une entreprise commerciale avec ses propres capacités industrielles », déclare Guy-Charles Fanneau de La Horie, CEO et Président du Directoire de Pherecydes Pharma.

« Nous allons passer du stade de startup à celui de société intégrée avec une activité commerciale », conclut Jérôme Gabard, Directeur Général de Pherecydes Pharma

Des représentants de GO CAPITAL et d’Omnes vont être nommés prochainement au Conseil de Surveillance de la société. Des censeurs représenteront Fa Dièse, Paris Region Venture Fund et le groupe de business angels. ACE Management et Auriga Partners gardent leurs sièges au sein de ce conseil, tout comme les deux membres indépendants du Conseil de Surveillance qui y siègent actuellement.

Publication - 01/07/2015

François Ravat (Saint-Luc Saint-Joseph), Patrick Jault (Percy) et Jérôme Gabard (Pherecydes Pharma) ont écrit un article scientifique intitulé « Bactériophage et phagothérapie : utilisation de virus naturels pour traiter les infections bactériennes - Using Natural Viruses To Treat Bacterial Infections » publié dans

Cet article a été publié dans Annals of Burns and Fire disasters, 2015; 23(1):13-20

Documentaire dans FUTUR MAG - ARTE - 07/02/2015

Un documentaire sur Pherecydes Pharma et ses produits pour traiter des patients brulés (projet Phagoburn) a été diffusé le 7 février 2015 dans l’émission Futur mag de la chaine Arte.

Article dans LesEchos.fr - 22/01/2015

Le journal LesEchos.fr a publié un article en Janvier 2015 sur Pherecydes Pharma et le projet Phagoburn.

www.lesechos.fr/journal20150122/lec2_pme_et_regions/0204061277069-pherecydes-pharma-combat-linfection-avec-des-virus-guerisseurs-1085570.php

Projet PHOSA - 01/01/2015

PHOSA est un projet de recherche français visant à developper un cocktail de bactériophages pour lutter contre certaines infections bactériennes ostéoarticulaires provoquées par Staphylococcus aureus.

Initié et porté par Pherecydes Pharma, PHOSA est soutenu par le financement public dans le cadre du 18e appel à projets "FUI - Fonds Unique Interministeriel" et labellisé par les pôles de compétitivité Medicen et Lyonbiopôle.

Lancé le 1 er janvier 2015 pour 24 mois, PHOSA a pour objectif la mise au point d’un cocktail de bactériophages lytiques efficace contre les infections ostéoarticulaires (IOA) provoquées par les staphylocoques. À l’issue du projet, les étapes réglementaires nécessaires au lancement d’un essai clinique chez l’homme (phase I/II) pour le cocktail devront avoir été menées.

Au-delà de Pherecydes Pharma, unique entreprise française spécialisée dans le domaine de la phagothérapie, le Consortium PHOSA rassemble quatre autres partenaires aux expertises complémentaires : deux PME innovantes (Biofilm Control et Vivexia) et deux centres de recherche publics (Centre Hospitalier Inter-communal de Villeneuve-Saint-Georges et les Hospices Civils de Lyon).

www.phosa.eu/

Article dans Nature ! - 06/06/2014

Le journal Nature a publié le 3 Juin 2014 un article sur la phagothérapie.

Article NatureCliquez pour lire en ligne